Grâce à Sarkozy, à partir de la rentrée prochaine, l'esclavage sera au programme des élèves du primaire.
L'esclavage étant déjà enseigné au collège, on en vient à se demander pour quelle bonne raison il était nécessaire d'avancer cet aprentissage au primaire. Difficile de trouver une raison, si
ce n'est une certaine volonté d'embrigadement des plus jeunes. Au collège, les élèves commencent à développer un semblant d'esprit critique, alors qu'au primaire leur plus grande perméabilité au
discours officiel permet évidemment au pouvoir de leur faire accepter sans effort des mensonges érigés en vérité. L'élève sortira de sa journée de classe en ayant à l'esprit que les Blancs sont des
méchants, des barbares. Ce message apparamment anodin fera de lui - dans la plupart des cas - un adulte repentant et honteux de son passé et de son Histoire. Sarkozy, qui n'avait pas de mots assez
durs pour blâmer cet esprit de repentance, joue sur tous les tableaux. Car c'est bien lui qui en introduisant l'esclavage au programme du primaire crée les conditions de la repentance des
prochaines générations. A quand l'esclavage enseigné à la maternelle ?
Quand Sarkozy parle d'enseigner l'esclavage au primaire, il parle bien sûr du commerce triangulaire, celui dont les Européens et parmi eux les Français seraient responsables. Précisons à toutes
fins utiles qu'il n'y a jamais eu d'esclaves sur le territoire français. Il s'agissait d'un commerce à partir des colonies que la France possédait, à direction des Etats-Unis. Je ne remets pas
en cause le fait que cet esclavage ait existé, mais j'aimerais rappeler que d'autres esclavages ont existé, sur une durée bien plus importante qui plus est. Il s'agit plus particulièrement de la
traite arabe qui a duré du Moyen-Age au XXè siècle. Rappelons aussi que ce sont les Européens qui les premiers se sont élevés contre la pratique de l'esclavage et qui les premiers ont mis fin à
l'esclavage. En France, l'esclavage a définitivement été aboli en 1848 par Victor Schoelcher. A titre de comparaison, l'esclavage existait encore dans les années 60 en Arabie Saoudite, puisqu'il
n'y a été officiellement aboli qu'en 1962 ! Et il ne s'agit que d'une abolition officielle, loin d'être respectée dans la pratique. De même plusieurs pays africains pratiquent
aujourd'hui toujours l'esclavage, à l'image du Soudan. Que je sache, il n'y a pas d'esclaves en Europe en 2008.
Or, cet autre esclavage n'est jamais mentionné dans les programmes scolaires, qu'il s'agisse du collège ou désormais du primaire. Je doute qu'il s'agisse là d'un oubli involontaire de nos chers
dirigeants ! Au contraire, c'est l'écriture d'une histoire à sens unique, d'une histoire partiale, d'une histoire qui sert des fins politiques avant tout. Si Sarkozy attache aujourd'hui tant
d'importance à faire inscrire dans les programmes du primaire l'histoire du commerce triangulaire, alors que la traite arabe qui mériterait de se voir consacrer autant voire plus d'heures de
cours ne sera nullement évoquée, c'est bien parce que derrière cette mascarade mémorielle s'inscrit un but politique. Rien d'autre ne justifierait d'enseigner une histoire biaisée et
incomplète.
Cet enseignement du commerce triangulaire créera dès le primaire les conditions de la repentance de demain et l'absence de référence à la traite arabe permettra d'autre part de préserver la bonne
conscience des populations immigrées ou issues de l'immigration.
Les crimes commis par les uns (rappelons encore ici que la société française n'a jamais fonctionné sur l'esclavage) sont toujours bons à dire, alors que les crimes commis par d'autres (et ils sont
aussi voire plus nombreux) sont délibérément tus.
Sarkozy est coupable de cette manipulation des esprits.