Sur Besancenot, il y a à la fois beaucoup et peu à dire. Beaucoup tant il est ridicule. Peu tant son discours est vide.
Besancenot, c'est l'archétype du bourgeois révolutionnaire, du bourgeois qui se donne bonne conscience en défendant une cause consensuelle, tout en croyant y voir un combat des plus téméraires. Des
types comme lui, il en existe des dizaines, sauf que c'est Besancenot qui a le devant de la scène, et que les médias nous parlent de Besancenot. D'ailleurs, Besancenot est invité chez Drucker
- certes dans une émission de sous-politique, mais tout de même -, et il fait aussi la une de plusieurs magazines et journaux du moment. Bref, Besancenot nous est présenté comme une vedette
par les médias, les mêmes qui sont dirigés par le pouvoir, par le système. Les mêmes médias qui réalisent chaque jour une véritable offensive pour orienter la pensée du Français moyen et achever de
le convaincre qu'un tel est honnête, qu'un autre n'est pas fréquentable, que ceci est inévitable et que cela est fortement condamnable. Qui plus est, Besancenot nous est le plus souvent présenté
comme un homme simple et sincère, honnête et intègre, qui lutte avec conviction pour sa cause, comme quelqu'un de bien, dont on peut ne pas partager les idées, mais que l'on est forcé de
saluer pour son courage. Mettons fin à cette hypocrisie, si Besancenot nous est montré sous un jour si positif par le pouvoir, c'est bien parce qu'il ne dérange pas le système. Au
contraire, il le conforte, il le renforce ! Ceux qui gênent le pouvoir, on ne les montre pas, ou bien on accepte de les montrer quelques minutes sur un plateau télé, mais toujours de telle sorte
que le téléspectateur lambda finisse par arriver à la conclusion que l'invité est un ignoble individu.
A qui Besancenot veut-il faire croire qu'il n'appartient pas à la bourgeoisie ? Nous prend-il pour des imbéciles en supposant que sa chemise noire et son langage de bistrot masqueront son imposture
? *
Quant à son discours, j'hésite à parler de discours politique. Il suffit de se souvenir que Besancenot a commencé son parcours à SOS Racisme, pour deviner toute la suite et surtout le contenu de
son bla-bla politiquement correct. Comme le rappelait récemment avec lucidité Alain Finkielkraut au cours d'une émission culturelle mouvementée sur France Culture, l'extrême gauche (qui
n'en a que le nom) ne combat plus pour faire la révolution, mais pour l'anti-racisme. Son unique préoccupation est devenue l'immigration, comme l'a rappelé Besancenot chez Drucker en appelant
à la régularisation de tous les sans-papiers. Tous les guignols comme Besancenot, tous les petits totalitaires en herbe de son genre, tous n'ont jamais accepté d'avoir perdu leur électorat. Ils
n'ont jamais digéré d'avoir vu leurs troupes les quitter, parfois pour rejoindre les rangs du FN. Cette rancoeur ne s'est pas éteinte et ce qu'ils détestent par-dessus tout c'est bien nous, le
peuple. Le peuple qui a osé leur reprendre sa confiance. Alors plutôt que de se remettre en question, plutôt que de modifier leur discours - ce dont ils sont incapables -, les révolutionnaires
de salon ont choisi leur nouvel élu, soutenus par quelques bobos lobotomisés : le sans-papier. Une façon de faire un ultime pied-de-nez au peuple français. Besancenot s'inscrit
parfaitement dans ce mouvement et est ainsi l'un des plus solides alliés du patronat et du capitalisme sauvage et apatride.
Patronat - UMP - PS - Besancenot - sans-papiers, tout s'imbrique à merveille.
* Une affaire d'espionnage bidon pour faire croire à sa dangerosité pour le pouvoir ne vient que renforcer la dite imposture !