Il a fallu attendre plusieurs jours après la visite de Sarkozy en Tunisie, mais la nouvelle a malgré tout fini par tomber : outre des distributions de visas, ce sont 9000 étudiants tunisiens par an
qui seront embauchés en France à l'issue de leurs études.
Dans la Constitution de la Vè République, l'article 2 alinéa 5 mentionne que " [le] principe [de la République] est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ".
Peut-être les rédacteurs de la Constitution auraient du préciser de quel peuple il s'agissait ! Manifestement, Sarkozy n'a pas compris qu'il s'agissait de gouverner pour le peuple
français
et non pour le peuple
tunisien. Que je sache, les Tunisiens ont un gouvernement, chargé de défendre leurs intérêts. C'est au gouvernement tunisien de s'occuper du chômage de ses
jeunes et d'essayer d'y trouver des remêdes. Quant à Sarkozy, en se préoccupant du sort des jeunes tunisiens, il est coupable de Haute Trahison envers le peuple français, celui qui l'a élu à la
présidence. S'il était honnête, s'il n'était pas corrompu et vendu aux patrons, sa seule et unique préoccupation devrait être de faire tout ce qui est en son possible pour que les jeunes français
soient embauchés au sortir de leurs études, et pas seulement les jeunes
des banlieues. Car à ma connaissance nombreux sont les jeunes français qui ne trouvent pas de travail après leurs
études. Etudes qui ont d'ailleurs certainement plus de valeur que les études en Tunisie ! Je croyais qu'il était déjà parfois compliqué d'harmoniser les différents parcours scolaires dans les pays
européens, mais il semble que pour la Tunisie le problème ne se pose même pas.
Si 9000 Tunisiens sont embauchés en France chaque année, c'est 9000 postes qui ne seront pas attribués à des Français. Je mets au défi quiconque de me prouver le contraire. 9000 postes qui sans
doute feraient rêver beaucoup de jeunes français laissés pour compte.
Une décision d'une telle gravité devrait provoquer de la colère et des manifestations en France.
Sarkozy et ses sous-fifres ne méritent que la démission. A défaut de la démission - il faut être courageux pour démissionner -, j'ose espérer que l'Histoire leur apportera le mépris que tout
traitre à la France mérite.